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Oct
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De téléphone à… portefeuille électronique

Le monde de la téléphonie sans fil connaît un nouveau boom. Devant la popularité des appareils, Vidéotron prévoit ouvrir un nouveau magasin phare rue Sainte-Catherine, où tous les géants de l’industrie ont pignon sur rue. Et la popularité des téléphones intelligents pourrait encore croître avec la venue de nouvelles fonctions offertes par les banques. Comme celle de payer directement avec le cellulaire, grâce à une puce.

Votre téléphone sans fil et intelligent pourrait-il aussi servir de chéquier et de portefeuille électronique?

C’est une technologie à laquelle s’intéresse un nombre grandissant de banques et d’institutions financières.

Même que certaines d’entre elles, dont le Mouvement Desjardins au Québec, offrent depuis peu des services de transactions bancaires par téléphonie sans fil.

Et d’autres y songent sérieusement comme une évolution inévitable des services bancaires par l’internet, de plus en plus populaires.

«Nous sommes encore en réflexion. Chose certaine, l’essor des services par téléphonie sans fil est une tendance lourde que nous ne pouvons pas ignorer», indique Éric Paquet, directeur des solutions transactionnelles aux particuliers à la Banque Nationale.

Pour le moment, outre Desjardins, les banques Toronto-Dominion (TD) et CIBC offrent des services transactionnels adaptés aux téléphones sans fil intelligents.

«Nous l’avions essayé il y a cinq ans mais les appareils étaient encore trop difficiles d’utilisation pour l’internet mobile. Avec des appareils comme les iPhone et les BlackBerry, cependant, c’est devenu beaucoup plus convivial», explique Danny Desrosiers, directeur des solutions internet chez Desjardins.

D’ailleurs, depuis son lancement le 29 septembre, plus d’un quart de millions de transactions ont déjà été réalisées sur le portail de Desjardins dédié spécifiquement aux téléphones sans fil.

Pour le moment, ces portails spéciaux sont des versions adaptées spécialement des services offerts sur les sites internet des institutions financières: vérification de solde, paiements de factures, transferts de fonds entre comptes.

Certaines institutions, comme Desjardins, ont ajouté des transactions de base en placements et en achat d’assurances.

N’empêche, on considère cette implantation du «bancaire mobile» comme une étape transitoire vers l’usage des téléphones sans fil comme des portefeuille électroniques.

«Au-delà du bancaire mobile, on entrevoit déjà le «paiement mobile» où ces appareils de poche pourront servir d’outils de paiement direct aux points de vente», résume M. Paquet, de la Banque Nationale.

Mais auparavant, les régisseurs du système de paiement commercial et interbancaire au Canada devront mettre à niveau leurs règles de fonctionnement.

«L’émergence de nouveaux intermédiaires de paiements électroniques comme PayPal a créé une tout autre dynamique pour la réglementation», souligne Éric Paquet.

Un groupe de travail spécial à ce sujet a d’ailleurs été constitué par le ministère fédéral des Finances.

Son but: produire un rapport d’ici la fin de 2011 sur les meilleures façons d’adapter le système de paiements à l’essor des services électroniques.

Nouvelles technologies
Par ailleurs, les fournisseurs de téléphonie sans fil devront ajouter de nouvelles technologies avant que leurs appareils puissent devenir de véritables portes-monnaies électroniques.

Entre autres, ils devront être dotés de puces électroniques aux fonctions comparables à celles ajoutées depuis peu aux cartes de crédit et de débit.

Avec de telles puces, les téléphones sans fil pourraient être utilisés comme un outil de paiement par simple effleurement des appareils de caisse chez les détaillants de produits et services.

Des expériences grand public en ce sens ont déjà lieu dans certaines villes d’Asie et d’Europe. Mais au Canada, les adeptes du sans-fil devront sans doute patienter «au moins deux ans», déplore Magda Fusaro, professeure et analyste en télécoms à l’École des sciences gestion de l’UQAM.

«Ce décalage découle de la façon dont le sans-fil s’est développé ici, sans plateforme harmonisée entre les réseaux comparativement à ce qui s’est fait en Europe», a expliqué Mme Fusaro lors d’un séminaire sur le «commerce mobile» tenu récemment par la «chaire Unesco-Bell en communications» de l’UQAM.

Mais pour Danny Desrosiers, du Mouvement Desjardins, l’ajout de capacités de paiement direct aux téléphones sans fil pourrait prendre «de quatre à cinq ans».

«La technologie est prête, mais c’est encore une question de coûts d’implantation. Il faudrait sans doute installer de nouveaux équipements chez les détaillants alors qu’ils viennent juste d’investir dans l’installation de nouveaux lecteurs de cartes à puce.»

Source : Martin Vallières

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